
L'épreuve des armes à feu du commerce de Saint-Etienne date au moins du XVIIème Siècle.
Pendant longtemps elle ne fut pas réglementée, c'était une opération que les fabricants faisaient eux-mêmes. Vers 1700, l'épreuve des armes devient obligatoire. Les contrôleurs éprouveurs du Roi sont chargés d'éprouver toutes les armes.
L'épreuve fut supprimée pendant la Révolution, mais en l'an V, les armuriers eux-mêmes demandent et obtiennent son rétablissement.
L'obligation de l'épreuve fut supprimée à nouveau le 14 août 1855 où un vote donne « entière liberté à la fabrication et au commerce des armes non réglementaires ».
En 1884 et en 1889, elle fut réclamée à nouveau, mais sans succès par les fabricants d'armes stéphanois.
Dès 1910, une commission internationale, composée de représentants des gouvernements français, allemand, autrichien, belge et italien a tenu une première session à Bruxelles, afin de définir les caractéristiques des appareils de mesure des pressions des cartouches et d'unifier les pressions des épreuves dans les divers pays.
De ces travaux est issue la Convention Internationale Permanente du 15 juillet 1914, pour la reconnaissance réciproque des poinçons d'épreuve des armes à feu. Cette convention, ratifiée par la France le 14 mai 1926, dispense les armes revêtues de nos poinçons d'épreuve de subir, de nouveau des épreuves similaires dans les pays où elles sont exportées et adhérant à la CIP (Commission Internationale Permanente des armes à feu portatives).
Le caractère facultatif des épreuves, consécutif au vote de la Loi 1885, a été supprimé par un décret du 12 janvier 1960, soumettant à épreuve obligatoire, les armes à feu portatives. Toutes les armes lisses ou rayées doivent être éprouvées, ce qui permet un contrôle sur l'ensemble de la fabrication.
Historique du Banc National d'Epreuve de Saint-Etienne
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